· Olivier Demichel · 3 min read
Pourquoi l’aérodynamique fait gagner encore plus de temps quand on roule moins vite
Contrairement aux idées reçues, l’aérodynamique ne concerne pas seulement les professionnels à 50 km/h. Plus vous roulez lentement, plus l’optimisation de votre position peut transformer votre temps final. Analyse scientifique et exemples concrets.

Introduction
Beaucoup de cyclistes pensent :
“L’aérodynamique, c’est pour les pros.”
“En dessous de 40 km/h, ça ne change pas grand-chose.”
C’est faux.
Les lois physiques sont identiques pour tous.
Et en réalité, l’aérodynamique peut représenter un levier chronométrique beaucoup plus déterminant pour les amateurs que pour les professionnels.
On vous explique !
Ce que dit la physique
À partir d’environ 15 km/h, la résistance aérodynamique représente déjà plus de 50% des résistances à l’avancement du cycliste sur le plat.
Autrement dit :
Même à vitesse “modérée”, l’air est déjà votre principal adversaire.
L’erreur d’interprétation
On entend souvent :
“Les pros roulent plus vite, donc l’aéro compte plus pour eux.”
C’est partiellement vrai… mais incomplet.
La réalité c’est que que lorsqu’on réduit les résistance aérodynamiques de 10%, la puissance économisée est aussi proche de 10% dès 20km/h. Cela conduit à une augmentation de la vitesse de l’ordre de 3% à puissance constante. Cett réalité est vraie pour tout le monde.
Concrètement, cela fait passer de 40km/h à 41,2 km/h et de 20 km/h à 20.6 km/h.
Donc, oui, plus tu roules vite, plus l’aéro a un impact élevé sur ton compteur ! Et gagner des dizièmes de km/h semble a priori négligeable…
Et c’est là qu’il y a une confusion énorme qui conduit les amateurs à perdre beaucoup de temps sur leurs chronos…
👉 Parlons de gain chronométrique
Quand tu roules à 40 km/h, 1 km te prend 1min30s. À 41.2 km/h, c’est c’est 1min27s.
Quand tu roules à 20 km/h, 1km te prends 3min. À 20.6 km/h, c’est 2min55s.
Autrement dit, quand un cycliste rapide optimise son aéro de 10%, c’est 3s de gagné par km. Pour l’amateur deux fois moins rapide, c’est plus de 5 secondes de gagner par km !!!
Les amateurs ont donc beaucoup plus à gagner sur leurs chronos en optimisant leur aérodynamisme.

L’image ci-dessus te montre les gains que tu peux viser quand tu passes d’une position relevée à une position aérodynamique optimisée sur vélo de route ou sur vélo de contr-la-montre (ou triathlon).
et oui, ta position te permet de gagner jusqu’à 20s/km quand tu roules à 20km/h…
L’effet est amplifié sur longue distance et sur Ironman (180 km), l’effet sera encore plus spectaculaire. Quand l’amateur vise les barrières horaires, la position devient donc primordial…
Exemple concret : 40 km
Imaginons deux cyclistes qui améliorent leur aérodynamisme de 10 %. L’un roule initialement à 45 km/h, l’autre à 32 km/h.
- À 45 km/h → - 1 minute 40 secondes sur 40 km
- À 32 km/h → - 2 minutes 20 secondes sur 40 km
Le gain en chronométrique est donc toujours plus important pour le cycliste plus lent.
Ce que cela change stratégiquement
Pour un amateur :
- Augmenter sa FTP de 20 watts demande des mois d’entraînement.
- Réduire son CdA de 8 à 12 % peut se faire en quelques semaines.
Et surtout :
👉 La position est un levier gratuit.
Pas besoin d’acheter un vélo à 10 000 €.
Pas besoin de capteur exotique.
Il s’agit d’apprendre à :
- Optimiser sa position
- La tenir
- Être puissant dans cette position
Pourquoi ce levier est sous-exploité
Trois raisons principales :
- Absence de feedback en temps réel
- Difficulté à ressentir la traînée
- Focalisation excessive sur la puissance
La puissance est visible.
L’aérodynamique est invisible, sauf avec AeroX !
Donc elle est négligée.
Conclusion
L’aérodynamique n’est pas réservée aux élites.
Elle est même plus rentable pour les amateurs.
La question n’est donc pas :
“Est-ce que je roule assez vite pour que l’aéro compte ?”
Mais plutôt :
“Combien de minutes suis-je prêt à laisser sur la route ?”

